Les émotions ont un rôle prédominant dans la construction de la mémoire et des souvenirs, nos peines de cœur, nos succès, nos plus grandes frayeurs, car elles nous rappellent des événements différents de l’ordinaire et donc plus marquants.

 

 

Dans l’apprentissage, les émotions peuvent également avoir un impact important, positif ou négatif.
Un enfant qui entre en classe aime se sentir en sécurité, dans un environnement qu’il connaît et avec de l’affection pour les gens qui l’entourent. Ce sentiment de sécurité dans un environnement va accentuer l’envie d’apprendre et d’explorer et donc d’être plus à l’écoute de ce qui s’y passe et de vouloir partager.
A l’inverse, un enfant qui va se sentir mal dans une salle de classe, rejeté par ses camarades, qui n’obtient pas les encouragements ou les compliments de l’enseignant va avoir tendance à ne plus suivre et à totalement lâcher le cours. Un plaisir, de la joie vont se créer à chaque fois que l’élève va entrer dans la salle de cours s’il s’y sent « comme chez lui », ou à l’inverse la peur et l’angoisse de subir des moqueries de ses camarades car ce sera un environnement hostile.

Très souvent, lorsqu’on pose la question a des adultes sur qu’est-ce qu’ils ont appris durant leur études, ils répondent que c’est surtout leurs expériences relationnelles, sociales et affectives qui les ont marqués sur le plan émotionnel plutôt que les connaissances.

 

L’esprit va associer du contenu à retenir à des expériences positives, ce qui facilite la mémorisation, d’autre part, un professeur qui fait rire ses élèves capte plus facilement leur attention et leur concentration. Lorsque l’on est de bonne humeur, on est plus enclin à apprendre et la compréhension nous renvoie à son tour du plaisir. D’une autre façon, comme évoqué précédemment, les émotions négatives ont de l’influence sur l’apprentissage mais elles peuvent aussi le favoriser.

Il faut aussi prendre en compte la sensibilité émotionnelle du moment, on aura tendance a plus facilement se rappeler d’un événement qui nous a procuré une émotion intense qu’une situation banale, notre mémoire fait un tri entre chaque situation vécue. On parle de « mémoire flash », cela concerne des événements  qui ont eu une forte charge émotionnelle, on peut prendre l’exemple du 11 Septembre 2001, où tout le monde se souvient de ce qu’il faisait à ce moment, avec qui et où, alors que l’on a pas forcément de souvenir spécifique du 9 ou 10 septembre 2001.  Les éléments retenus sont ceux qui ont un sens sur notre vie et notre parcours (mais dépend quand même de l’importance que veut lui donner l’individu).

 

Les émotions ont donc une place prépondérante dans l’apprentissage et la faculté à mémoriser, car le cœur ne ment jamais !